Heroic Duo — Benny Chan, 2003. Quand-est-ce qu’on mange ?

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Bien le bonjour !
Après avoir perdu mon temps en conjectures pour trouver un nouveau film qui méritait mon attention, je m’apprêtais à chroniquer le faramineusement sous-estimé La Petite Princesse (ce qui viendra) tout en regrettant amèrement de ne pas m’atteler à un nouveau film hongkongais. Quand soudain, le destin me frappa, comme incarné en mon collègue Justin, me sommant de chroniquer n’importe quoi pourvu que j’abatte de la ligne de texte en rangée de deux cents. « Arrête de te prendre la tête en cherchant difficilement et à tout prix le prochain film par lequel ton propos redéfinirait la vision du public et, par la même, le cinéma tout entier (quelle prétention…) », me dit-il par le truchement de ma propre tête qui a tout déformé et réinterprété. En un mot comme en cent, je m’engage dès à présent à parler d’absolument n’importe quoi, tant que je l’ai visionné avec un peu d’enthousiasme et que, de préférence, il répond à mon incroyable ligne éditoriale qui veut que les acteurs s’appellent Chow, Ng ou Fujiwara.

Et quoi de mieux pour illustrer cette importante décision (hem.) qu’un film, tout simplement, que j’aime pas. Lire la suite

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Doit-on redonner sa chance à Spider Man 3 ? — Sam Raimi, 2007

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Alors, parlons d’un film qui n’a pas besoin de moi pour renaître, voulez-vous ? (J’ai entendu un cynique dans le fond dire que je n’avais encore jamais rien fait renaître ; je tâcherai d’ignorer). Hollywood, même ! D’un coup, le saut dans le grand bain du cinéma mainstream. Le DVD qu’on trouve partout, pas l’obscureté asiatique qu’on voit une seule fois, à 10€ en sale état dans un magasin d’occase parisien, et qu’on hésite à prendre parce que quand même ça se loupe pas, mais c’est cher et y’a plus de carton déchiré que de boîte encore visible. Non, celui-là, en faisant deux foires à tout, on en a un beau pour 2€. Mais je m’égare.

Sam Raimi, sachez-le, est probablement mon réalisateur américain préféré, avec Zemeckis et Spielberg ; Cameron est canadien alors j’ai le droit de l’oublier, héhé. Je pense que malgré tout son succès, il reste fort sous-estimé, et j’espère que ce petit article redorera son blason auprès d’au moins un gusse — ou « une », mais je connais pas le féminin de gusse — qui passait par là.
Je vais tout spoiler, attention ! Les trois épisodes. Je ne cherche pas à conseiller le film, de toute façon, ce n’est en tout cas pas le cœur de ma critique. Je vais aussi, une fois n’est pas coutume, partir un peu du principe que vous avez vu le film avant-hier. Si ce n’est pas le cas, il faudra vous accrocher à vos souvenirs.
Maintenant, si vous n’avez pas vu cette trilogie, regardez la. Si vous aimez la mise en scène, d’action ou pas, ou si vous vous en foutez. Si vous cherchez l’analyse d’un montage soigné, d’un scénario aux personnages simples mais génialement écrits, et l’apport d’une excellente musique seulement dépassée par des effets spéciaux intelligents ou bien si au contraire vous ne voulez surtout pas vous prendre la tête. Ou si même, comme moi, vous êtes au milieu de tout ça !
Ouais j’aime bien ces films.

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Death in the Land of Encantos — Lav Diaz, 2007. Que reste-t-il quand il n’y a plus rien ?

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En février dernier, la maison d’édition Dissidenz Films lançait une campagne de crowdfunding pour financer la sortie en DVD de Death in the Land of Encantos, film de Lav Diaz réalisé en 2007. Après quelques hésitations, c’est finalement sans regret que j’ai participé à cette campagne, car il m’a permis de découvrir un des plus beaux films de Lav Diaz. Lire la suite

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Tai Chi Zero / Tai Chi Hero — Stephen Fung, 2012. N’y a-t-il donc pas de limite au fun ?

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C’est génial ! C’est grandiose ! C’est ultime ! Je ne peux pas mettre de mots sur toute l’avalanche de… Je veux dire tout est là ! Tout ! Les combats, la musique, le steampunk…

Non attendez, il y a quelque chose de traviole. Il y en a trop. C’est le bazar. Essayons de comprendre.

Reprenons depuis le début. Qu’est-ce que Tai Chi Hero ? Tai Chi Zero ? lequel ? Eh bien en fait il s’agit d’un diptyque un peu mensonger, pas autant que Kill Bill mais c’est le même principe : le premier film a beau avoir une vraie fin, l’enjeu principal se déroule en fait sur la totalité des 3 heures 20. Et jusqu’à la moitié du second, on ne le saisit pas parfaitement, l’enjeu, si on ne sait pas à l’avance que nous est racontée là l’histoire du premier disciple de l’école de Chen (qui deviendra le Tai Chi) — confusion relativement fréquente quand les chinois adaptent une telle « légende », pour nous occidentaux pas très au fait de leurs héros nationaux.

Le film commence sur les chapeaux de roues, en pleine bataille épique, avec un héros qui a apparemment des pouvoirs surnaturels incontrôlables. Flash back sur son enfance, alors tu comprends c’est dans le passé, comme le cinéma muet, voilà. Du coup on va pas mettre de paroles. Les gens vont bouger les lèvres et on va sous-titrer. Pendant DIX MINUTES. Premier indice de la démesure inconsciente qu’est la mise en scène des films… Lire la suite

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War Of The Arrows — Kim Han-Min, 2011. Le shotgun est passé de mode.

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Je me suis dit un jour qu’il fallait que j’arrête d’acheter des DVDs sur un simple instinct. Et puis j’ai vu War Of The Arrows… Et The Woods, aussi. Donc j’ai continué.

Vois-tu, lecteur, le cinéma sud-coréen n’est pas toujours une avalanche de thrillers violents post-Old Boy et de drames soporifiques à là je-ne-citerai-personne (encore que ces deux pôles suffisent à rendre leur cinéma bien plus encourageant que leur musique). Alors souvent, un ou deux films excellents sortent de l’énergie d’un réalisateur inconnu, qui tombera ensuite dans l’oubli.
Parfois encore, un film, mélodrame martial d’époque, fort succès en son temps, continue d’influencer l’industrie de son pays. Ce film, c’est Bichunmoo, et on n’en parlera pas aujourd’hui. Enfin, pas trop, je vais essayer. Retenez qu’il a en tout cas servi de modèle à War Of The Arrows, c’est certain. Lire la suite

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Ross McElwee — Cinéaste du temps retrouvé

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Voilà un film qui n’a sans doute rien à voir avec The Cat, ce «nanar» précédemment chroniqué par Lucas.

En effet, j’ai découvert récemment le travail de Ross McElwee, documentariste américain dont la fascination pour les relations humaines à travers le temps est plus que palpable. Des quatre films présents sur le DVD grâce auquel j’ai découvert son œuvre, un me reste en mémoire plus que les autres, celui-ci s’appelle Photographic Memory (2011). Hasard ?

Ross McElwee est à ranger dans la catégorie des cinéastes-filmeurs. Il filme et prend le son presque toujours tout seul. Cela, presque fatalement, confère à ses films une dimension profondément intime. Cette intimité, on la ressent beaucoup dans Photographic Memory, son dernier film. Lire la suite

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The Cat — Nam Nai Choi, 1992. Génie ou immondice ? J’ai tranché.

Pour mon premier article, il fallait marquer le coup.
Le monde magnifique du cinéma est immensément vaste, aussi c’est dans la faible diversité thématique du cinéma hongkongais des années 1990 que je décidai de me tourner. Illogique, donc sensé.
Restait à savoir quel film pouvait bien avoir droit aux honneurs, parmi un si gigantesque océan de pellicule (non je ne me contredis pas).

Et là, l’évidence m’a frappé comme le ballon avec lequel les jeunes voisins s’acharnent à érafler ma vitre depuis peu importe mais je vais les fumer :

The Cat, œuvre majeure et testamentaire — j’ai toujours pas compris pourquoi — de l’incompris Nam Nai-Choi (ou était-ce Lam Ngai-Choi ? Lan Nei-Tsai ? Nan Ofro-Maj ? je ne sais). Ce réalisateur bien connu et adulé des geeks déviants les plus dangereux et asociaux (c’est moi) représente l’ultime limite du mauvais goût, le pape de l’indéfendable et aurait même fait s’écrier « WTF » à un nouveau-né ougandais préservé de toute référence culturelle de par son jeune âge. Lire la suite

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